
Si vous aussi vous voulez donner vos impressions sur Space Mountain, écrire à la gloire de Tim Delaney ou réclamer l'execution de luc mayrand : Bringbackthemoon@free.fr
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Il est loin le temps où les cuivres retentissaient d'un air glorieux aux alentours de Space Mountain.
Il est très loin le temps où on l'on piaffait d'impatience à l'idée d'entrer dans l'imposant bâtiment.
Il est définitivement terminé le temps où Space Mountain était une attraction estampillée Disney.
Flashback.
En 1992, s'ouvre un parc original sur de nombreux points. Marketing envahissant, dette astronomique, réactions politico-sociales mitigées, objectifs vertigineux, etc.
Disneyland Paris, une pâle copie de ses ainés américains ? Bien au contraire.
Unique sur de nombreux points, le parc européen saura se faire connaître et reconnaître au travers de réalisations techniques et scénaristiques impressionnantes. Phantom Manor, Pirates of the Caribbean, Big Thunder Mountain, j'en passe...
Et plus globalement, Tomorrowland ne verra jamais le jour (et on continue d'espérer) pour être remplacé par un pari audacieux des Imagineers : Le futur, vu du passé. Bienvenue à Discoveryland.
Les plus grands visionnaires, certains contemporains, ont leur place dans ce nouveau lieu, comme Léonard de Vinci, H.G. Wells, Georges Lucas. Mais la place d'honneur revient à l'écrivain français le plus traduit dans le monde : Jules Verne.
Ce sera d'ailleurs « lui » qui ouvrira le land le 12 avril 1992 lors de l'inauguration du parc.
3 ans plus tard, une personne deviendra un demi-dieu aux yeux de la communauté des passionnés de Disney : Tim Delaney.
Avec l'aide de Tony Baxter, de Steve Bramson, un monument sera érigé en plein coeur de Discoveryland : Space Mountain.
Un voyage unique vous est proposé. Destination la Lune. Le célèbre sattelite qui a fait rêvé plus d'un homme est ici l'acteur principal d'un voyage rétro né de l'imaginaire de Jules Verne et de Disney.
Pour cela, les grands moyens sont de sortis. Montagne russe avec des inversions. Catapultage oblique par un gigantesque canon. Thème musical synchronisé avec votre navette et les différentes scènes de l'attraction.
Des décors habilement conçus harmonisés avec le land, l'oeuvre littéraire, le tout fignolé par la touche artistique que l'on sait (a su ?) faire chez Disney.
10 ans après cela, Space Mountain reste l'attraction phare du parc, le symbole du renouveau Disney.
Mais un beau jour, des grands cerveaux ont subitement décidé que Space Mountain n'était pas populaire ! Pourquoi ? Nul ne le saura jamais...
Exit Jules Verne et Tim Delaney, pas assez populaire... La meilleure solution, c'est de faire appel à des spécialistes du marketing et du spectacle. Des personnes qui ont pour premier objectif de décider quels investissements seraient les plus favorables pour l'entreprise : Les Cast Members !?
Si on peut saluer le geste de la direction de prendre le pouls au niveau tous les échelons de la hiérarchie, on peut rester dubitatif sur le fait de demander des analyses et des propositions à des personnes n'ayant très probablement pas les compétences ou les qualifications pour cela.
Nous voici donc 3 mois après la destruction de la première version de l'attraction.
Nouvelle musique, plus techno, plus rythmique binairement parlant, une sorte de mauvaise reprise de Mars Attack couplé à La Soupe aux Choux.
Des néons, des loupiotes, cela émerveille facilement et ça ne nécessite pas un gros investissement.
Des anciens décors encores parés de leur drap mortuaire servant de support à des projections d'un kitsch avoué.
Et ensuite ? Et bien rien.
Car entendons-nous bien, Space Mountain Mission 2 n'est pas une nouvelle attraction.
Il s'agit d'une destruction des entités electriques, motorisés, ou lumineux dont les modes d'emploi ont été perdus. Et surtout, il s'agit d'un plan marketing chargé d'utiliser le symbole le plus populaire de Disneyland (quoiqu'on en dise !) pour ré-attirer le client qui pourra être facilement convaincu qu'un changement de nom d'attraction veut dire : Nouvelle attraction.
Nouveau site Internet, bandeaux omniprésents sur Skyrock, MSN Messenger, Caramail, la clientèle ciblée semble très précise. La présence de DJ Tiesto à l'inauguration ainsi que Vin Diesel, Lorie et Cauet achèveront le tableau.
La culture n'est pas génératrice de bénéfices, le populo-beauf ne l'est pas non plus sur le long terme. L'attraction apparaît désormais comme une grosse coquille, vidée de toute cohésion par rapport à son environnement, une attraction qui affiche péniblement un temps d'attente égal voir inférieur au temps d'attente de la première version de l'attraction. Très médiocres résultats pour une attraction qui s'est vu amputé d'un train, donc affublé d'un débit amoindri.
Gardons en tête ses souvenirs d'une attraction imposante, de musiques envoutantes, et d'une intégration parfaitement réussi dans un land original.
Des souvenirs comme ceux-là, ce n'est pas avec Space Mountain Mission 2 que vous en créerez.
17 Mars 2008, par Captain Nemo
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I prefer to be in my quiet TIE fighter rather than riding this incredible attraction!
Dave Prowse (Darth Vader from Star Wars) after riding Space Mountain in July 1995
found in "Star Wars Insider" #27 Autumn '95.
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Space Mountain is physically more impressive than a real rocket, because accelerations are more brutal. This attraction could be compared with an aircraft fighter, even though the real sensations from a real rocket are nearer to a Boeing flight.
Buzz Aldrin after riding Space Mountain
A suivre...